Vignoble, trente ans plus tard...
Publié le 23 Février 2008
C'est simple : Gérard Vignoble n'a jamais perdu une élection municipale. En 1977, contre toute attente, le jeune socialiste sortait Pierre Herman de sa mairie pour ne plus jamais la lâcher. Devenu centriste en 1988, il pratique depuis l'ouverture : ses anciens opposants sont devenus ses alliés. Son dernier coup en date est d'avoir embauché dans sa mairie la tête de liste de l'union de la gauche de 2001, le socialiste Ludovic Bargibant.
L'unique question depuis 30 ans à Wasquehal est de savoir quel sera le score de Gérard Vignoble au premier tour. Plutôt 70 % ou plutôt 80 % ? Peu importe le nombre de listes en face. En 2001, PS et PCF unis n'avaient rassemblé que 22,7 % des voix. Le scénario va-t-il se répéter ?
Ce n'est pas ce qu'espère Didier Debels. Nouveau venu sur la scène politique wasquehalienne, il a relancé la section PS, absente depuis trois ans du conseil municipal. Il mise sur la lassitude des habitants et a choisi l'opposition frontale au maire sortant. Il pourrait récupérer sur sa liste - d'ouverture elle aussi - une élue dissidente de la majorité sortante, Stéphanie Ducret, qui s'était distinguée à mi-mandat en ne votant pas le budget.
L'autre candidat d'opposition est un peu moins tête brûlée. Le communiste Francis Provost représente l'opposition « historique » et a choisi de ne pas mettre son étiquette politique dans sa
poche. Un chemin périlleux dans une commune où les maisons qui sortent de terre se vendent à plus de 500 000 euros.
Youenn Martin