Hygiène et propreté des toilettes scolaires:

Hygiène et propreté des toilettes scolaires: les maires de grandes villes souhaitent qu’un guide de recommandations soit diffusé

Selon l'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF), le ministère de l’Education nationale a engagé une réflexion avec des spécialistes de l’éducation à la santé et des représentants des associations nationales d’élus sur la question de l’hygiène et de la propreté des toilettes scolaires.
Pour y participer, l’association a mené une enquête montrant que, pour 100% des grandes villes y ayant répondu (un tiers de ses membres), leurs services ont été alertés ou sollicités au sujet des sanitaires scolaires. «Cela semble être beaucoup moins le cas dans les petites communes (de 3.500 à 10.000 habitants) où le chiffre n’est que de 30%», commente l’association.
Les résultats de cette enquête, publiés par "Grandes Villes Hebdo", la lettre de l’association (13/11), montrent qu’«il s’agit d’un véritable problème de santé publique, car il est établi que la non fréquentation des toilettes à l’école peut être source de conséquences durables sur la santé (infections urinaires récidivantes, incontinence urinaire perdurant à l’âge adulte, constipation aiguë…). Le ministère de l’Éducation nationale dresse actuellement un état des lieux pour évaluer les mesures prioritaires à mettre en oeuvre et élaborer un document de référence sur cette question.»
Parmi les motifs les plus fréquemment évoqués, indique l’AMGVF, «c’est la question du défaut d’intimité pour les enfants qui arrive en premier lieu (75% des réponses), suivi des problèmes de modernisation (WC "à la turque") et de propreté (69% des réponses). Des problèmes d’accidents (essuie-main, loquets) sont également mentionnés dans 20% des réponses, devant les problèmes de surveillance et d’accessibilité.»
S’agissant du défaut d’intimité, «il n’y aurait pas de cloison entre les sanitaires dans près d’un tiers des écoles maternelles des villes ayant répondu. De plus, lorsqu’elles existent, les cloisons sont souvent réservées à «l’espace filles» et sont donc inexistantes pour la partie réservée aux garçons. Dans les écoles élémentaires, les sanitaires des garçons ne seraient séparés des sanitaires des filles que dans 60% des cas.»
Les WC «à la turque» semblent être encore très nombreux, ainsi que les lavabos extérieurs. Ces problèmes de modernisation «s’accompagnent d’un manque d’entretien (nettoyage une seule fois par jour dans 50% des écoles élémentaires) et de surveillance - assurée par les enseignants dans un peu plus de 60% des cas - mais inexistante dans 20% des écoles élémentaires.»
Par ailleurs, «en matière d’accessibilité, les écoles sont rarement équipées de sanitaires à tous les étages des bâtiments et dans aucune ville la totalité des sanitaires n’est accessible aux enfants handicapés. La question semble toutefois être prise en compte dans le cadre des rénovations et des constructions.»
Les maires de grandes villes proposent que le ministère de l’Éducation nationale poursuive sa réflexion en réalisant, notamment, un guide de recommandations à l’attention des élèves et de la chaîne éducative.

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