Monsieur le Maire a déclaré "Je suis le champion de l'économie" !

Publié le 24 Octobre 2008

Le Palais Brongniart, place de la Bourse à Paris

La Bourse de Paris a terminé sur une forte baisse vendredi, l'indice CAC 40 lâchant 3,54%, après être passée sous les 3.000 points (-10%) au cours de la séance, dans un marché paniqué par les perspectives de récession mondiale.

L'indice parisien a perdu 117,08 points à 3.193,79 points dans un volume d'échanges de 6,725 milliards d'euros, redressant la barre après avoir perdu momentanément plus de 10% à la mi-séance et touché un plus-bas depuis plus de cinq ans.

"Les investisseurs ont testé la zone des 3.000 points, qui reste très dangereuse", afin de jauger le potentiel de repli du marché, a estimé un vendeur d'actions parisien.

La Bourse de New York n'a pas rassuré les marchés en pleine tourmente: le Dow Jones cédait 2,44% et le Nasdaq 1,73% vers 15H30 GMT.

Les investisseurs ont intégré la forte dégradation de la conjoncture économique et les répercussions de la crise sur les entreprises, nombreuses à revoir leurs prévisions à la baisse.

"Les prévisions en baisse d'entreprises, le repli du baril et l'inquiétude concernant les marchés émergent qui résistaient jusque là", ont alimenté le fort recul des places boursières, observe le vendeur d'actions.

L'indice composite des directeurs d'achats (PMI) pour les secteurs manufacturier et des services de la zone euro s'est notamment encore contracté, atteignant en octobre son plus bas niveau depuis 10 ans.

Par ailleurs, le premier partenaire commercial de la zone euro, le Royaume-Uni, a annoncé une contraction de son PIB au troisième trimestre (de 0,5%) pour la première fois depuis 16 ans.

De leur côté, les prix du pétrole reprenaient le chemin de la baisse à New York, perdant 4 dollars vers 15H30 par rapport à jeudi, malgré l'annonce d'une réduction de la production d'or noir par les grands pays exportateurs.

"Il nous reste à affronter ce qui pourrait bien être la pire récession depuis la grande dépression (des années 1930, ndlr)", soulignent les analystes de BNP Paribas.

Témoin de l'ampleur de la dégradation de l'environnement économique, les annonces de plans sociaux se multiplient à l'image du constructeur automobile américain Chrysler qui a annoncé jusqu'à 5.000 suppressions de postes d'ici à la fin de l'année.

Durement frappé, Renault a enregistré la plus forte chute du CAC 40, perdant 12,55% à 22,20 euros, après avoir annoncé un chiffre d'affaires en net recul au troisième trimestre et décidé d'arrêter la production de plusieurs de ses usines pendant une à deux semaines en France.

Dans son sillage Michelin a lâché 7,21% à 34,92 euros tandis que Peugeot a limité la casse, en repli de 1,51% à 17,62 euros.

Air France (-3,12% à 11,49 euros) a pâti de la première baisse depuis cinq ans dans le monde du trafic passagers international depuis sept ans.

Les valeurs bancaires, imitant leurs homologues américaines, ont plongé, victime des craintes sur le marché du crédit.

Rédigé par G.D

Publié dans #Politique

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