Wasquehal: être bénévole aujourd'hui

Publié le 29 Mars 2008

Où se renseigner? Comment choisir son action? Les clés pour trouver un bénévolat qui vous corresponde.

Des liens forts se tissent entre bénévoles

Marie est une femme heureuse. Après une nuit de travail dans un centre de tri de la Poste et quelques heures de sommeil, elle rejoint quatre après-midi par semaine les équipes parisiennes du Secours populaire. « Quand je suis arrivée dans la capitale en 1997, je ne connaissais personne. J'ai fait le tour des associations et le Secours populaire m'a engagée comme bénévole dans l'équipe Solidarité spectacle. Mon rôle consiste à permettre à des personnes en difficulté d'avoir accès au monde de la culture. Je distribue du rêve, en quelque sorte. Ici, j'ai appris à connaître toutes sortes de milieux. Mes collègues viennent également d'horizons complètement différents, je m'enrichis énormément à leur contact. Quand je viens à l'association, j'ai l'impression de retrouver une famille. » Comme Marie, vous êtes plus de 12 millions aujourd'hui à donner un peu de votre temps pour les autres. Un chiffre en augmentation constante depuis 1993.
 
Qui peut s'engager ?

Le bénévolat, secteur qui s'est largement modernisé ces dernières années, est désormais à la portée de tous, que l'on soit étudiant, retraité ou dans la vie active. Même les chômeurs ont la possibilité de rentrer dans la grande chaîne de la solidarité. Une loi de juillet 1998 leur permet en effet de participer à une activité de bénévolat à condition que celle-ci ne s'effectue pas chez un précédent employeur, qu'elle ne substitue pas à un emploi salarié et qu'elle reste compatible avec l'obligation de recherche effective d'un travail.
 
Quels sont les principaux domaines d'intervention ?

Les domaines dans lesquels l'on peut s'épanouir sont extrêmement divers. Parmi les secteurs les plus porteurs aujourd'hui, on retrouve l'éducation, comme l'accompagnement scolaire ou l'initiation à l'informatique auprès d'enfants en difficulté, mais aussi le travail au service des exclus, comme l'animation d'un centre d'écoute et d'hébergement pour des sans-abri ou des demandeurs d'asile. Les postes administratifs (comptable, informaticien.) sont aussi très appréciés par les petites structures. Sachez également que de plus en plus d'associations de défense des droits de l'homme sont à la recherche de militants pour soutenir des actions comme la signature de pétitions, la participation à des manifestations ou l'accomplissement d'études diverses sur les pays portant atteinte aux libertés les plus fondamentales.

En fait, il y en a pour tous les goûts. Il suffit de se renseigner. A ce titre, l'association France Bénévolat a mis en place, depuis décembre 2003, plus de 50 centres locaux dans tout le pays afin de permettre à ceux qui hésitent encore de trouver l'association qui leur correspond le mieux au plus près de chez eux.
L'association Armée du Salut, quant à elle, a mis en place un site Internet entièrement dédié aux jeunes qui souhaitent s'engager.
 
Dans quelles conditions s'engager ?

Une fois la structure sélectionnée, vous serez forcément accompagné. Un entretien personnalisé au sein de l'association vous permettra de déterminer vos choix en fonction de vos compétences et de vos disponibilités. « La seule contrainte est d'adhérer aux valeurs de l'association qui vous accueille et d'accepter de travailler en équipe  », explique Vincent Blyweert, responsable du développement du bénévolat au Secours Catholique. Pour ce qui est de la régularité, une période d'essai est parfois mise en place pour vous aider à trouver votre rythme. De même, de plus en plus d'associations prévoient des temps de formation afin que leurs bénévoles puissent assumer leur fonction le plus efficacement possible.
 
S'engager pour combien de temps ?

Pas de panique. Aucune association n'exigera de vous un engagement à vie ! La plupart d'entre elles resteront toujours à l'écoute de l'évolution de vos disponibilités, les mots d'ordre restant la liberté et le plaisir. « Signer une pétition, c'est déjà s'investir. On ne devient pas bénévole comme on rentre dans les ordres. En s'engageant volontairement, les gens apportent leur inventivité, leur énergie. Ils découvrent un espace de liberté, de dialogue, et peuvent se valoriser autour d'une action commune. C'est cette absence de contraintes qui fait la vitalité du secteur  », conclut Martine Herz, responsable de la vie militante auprès d'Amnesty International.

Rédigé par Joris

Publié dans #Développement durable

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