Huit mois après, déjà en panne

Publié le 19 Janvier 2008

Cette panne aura t elle une influence sur des elections dites locales ?

Alors qu’il lance sa politique de civilisation, Sarkozy s’effrite dans les sondages. Ses électeurs les plus âgés se lassent.

Au fil de ses discours, notre président s’est transformé, tel l’ancien locataire de l’Elysée, en analyste des maux de la société française. Pour masquer son impuissance, il a dégainé gadgets (le nouveau mode de calcul du PIB), rapports et commissions. Illustration de cette politique du verbe: «Tout est aujourd’hui en place pour permettre le retour à l’équilibre de nos finances publiques», a lancé hier Sarkozy depuis le grand salon de l’Elysée. Le parterre de syndicalistes, associatifs et grands patrons auquel il s’adressait en rit encore… De même, il en a remis une couche sur le pouvoir d’achat avec encore et toujours des principes («libérer l’activité des Français») et non des actes concrets pour l’améliorer. La semaine dernière, il s’était interrogé à haute voix face à la presse: «Qu’attendez-vous de moi ? Que je vide des caisses déjà vides ?» Rude constat d’impuissance pour celui qui se présentait comme le «Président de pouvoir d’achat».

Cette absence de résultats depuis huit mois se traduit aujourd’hui par une grande panne du sarkozysme. L’incessante musique sur le volontarisme et l’énergie présidentiels sonne comme un disque rayé. Lassant pour ceux qui l’écoutent, frustrant pour ceux qui espère voir surgir le morceau suivant. Les ficelles du Sarkoshow, qui commencent à être connues de tous, ne suffisent plus à dissimuler une réalité ténue. S’ajoute à cela l’étalage d’une vie privée qui révèle d’abord une immense aisance financière et un goût ostentatoire la luxe version nabab. Le résultat n’a pas tardé: une vertigineuse chute dans les sondages, avec l’apparition de cotes de popularité négatives. Une telle dégringolade est pour lui une première. Depuis 2002, ses trous d’air dans les enquêtes d’opinion n’ont jamais duré. Nicolas Sarkozy a toujours su rebondir, surprendre, se renouveler. Mais sur fond de croissance en berne et de retour de l’inflation, le contexte est bien différent.

Que faire ? Comment relancer la machine Sarkozy ? A l’Elysée, les conseillers du chef de l’Etat rasent les murs. Rien de ce qui lui est proposé ne trouve grâce à ses yeux. Ses colères, toujours plus fréquentes et violentes, fichent la trouille à tout le monde. Le voyage en Inde programmé pour la semaine prochaine est, par exemple, en train de mettre la cellule diplomatique sur les nerfs. La venue ou non de Carla Bruni change au fil des heures. Personne n’ose demander au Président de rallonger une visite officielle qu’il a déjà bien écourtée pour se rendre en visite privée au Taj Mahal, où sa compagne le rejoindrait.

La solution !  Il manque à la France "un président sage" qui la protège contre "l'actionnite désordonnée".                                                                                                                                                                                                                                                          

Dans un entretien à l'hebdomadaire L'Express à paraître jeudi, François Bayrou affirme: "Ce n'est pas je communique à tout va, mais j'inspire confiance. C'est s'arrêter pour réfléchir, c'est se protéger et protéger le pays contre l'actionnite désordonnée. Laisser à d'autres le court terme, et penser le long terme". Selon lui, "ce type de président, un président sage, manque cruellement à la France". Il estime notamment que "remettre en cause le principe de la laïcité, c'est ouvrir la boîte de Pandore". "La fonction présidentielle, ce n'est pas s'occuper de tout, mais de l'essentiel" a-t-il rajouté.




 

Rédigé par Joris

Publié dans #Politique

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